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Ecrans et contenus dangereux : Il faut plus de vigilance parentale

Devant la télé ou le téléphone en main, écoutant de la musique. La grande majorité des enfants passe ainsi aujourd’hui une grande partie de leur temps libre. Sans un véritable contrôle des parents, une erreur selon les spécialistes qui conseillent de faire le tri des contenus destinés aux plus jeunes.

Dr Joseph Traoré est psychiatre à l’hôpital du point G. Il estime que « les enfants peuvent être confrontés à toutes sortes d’images (violence, horreur, pornographie) et peuvent prendre cela pour de la réalité. On peut les voir ensuite tenter d’imiter ce qu’ils ont vu, en général cela se traduit par une sexualité précoce. Souvent une dépendance aux films pornographiques ou parfois à la masturbation. On peut voir aussi des troubles du sommeil. Tout ceci conduit de fil en aiguille à la perturbation de la scolarité et des troubles de l’apprentissage ».

Les conséquences physiologiques, c’est-à-dire sur le plan physique ne sont pas à négliger. « Sur le plan santé physique, la lumière de l’écran agit sur les yeux, s’ils passent des heures à le regarder. Les oreilles aussi peuvent être atteintes surtout s’ils utilisent des écouteurs avec un volume très élevé. Il y a aussi la dépendance à internet » poursuit le spécialiste. Le troisième aspect est l’impact sur la sociabilité de l’enfant. « Parfois, ça va loin. Car ces écrans remplacent les parents ».

«Il n’y a pas de recette miracle pour contrôler cela », avertit Dr Traoré. « Les parents doivent comprendre que les cadeaux ne peuvent pas remplacer l’affecte et la présence des parents. Il faut avoir le temps pour les enfants et parler avec eux de ce qu’ils regardent. Avoir le temps de s’amuser avec eux, de se promener si possible et de parler surtout avec eux », poursuit-il. « Il faut aussi que le contenu des images, le temps passé sur l’écran soient contrôlé par les parents ou celui qui a l’autorité. Lorsque vous constatez des perturbations, lorsque c’est d’ordre psychologique ou comportemental, il faut consulter un psychologue ou un psychiatre. Si c’est une atteinte des yeux voire un ophtalmologue, et si ce sont des oreilles voir un ORL »,conseille le spécialiste.

Mariam SANOGO

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